Les vaccins et la vaccination, faites le point

11 vaccins sont désormais obligatoires pour vos enfants. À quoi sert exactement un vaccin ? Comment agissent-ils sur le corps et la santé ? Pourquoi se faire vacciner c’est aussi protéger les autres, notamment les plus faibles ? À quel moment faut-il vous faire vacciner vous et vos enfants ? 

Vaccins : on vous explique tout

Qu’est-ce qu’un vaccin ?

Vaccins obligatoires, vaccins recommandés, pas facile de s’y retrouver. Mais d’abord, qu’est-ce que c’est au juste, un vaccin ? « Un vaccin contient une préparation qui ressemble à un virus. Cela peut être un virus qui a été tué ou des morceaux de virus. L’injection de cette préparation va permettre au corps de préparer des défenses pour lutter contre la maladie sans rendre la personne malade », explique Valérie Briend Godet, médecin au centre de vaccinations du CHU de Nantes

Pourquoi vaccine-t-on ?

« En général on recommande un vaccin tout simplement parce que la maladie peut avoir des conséquences graves, soit immédiatement, soit sur le long terme », détaille Valérie Briend Godet.

Pourquoi le nombre de vaccins obligatoires a-t-il augmenté ?

Pour les enfants nés à partir de 2018, 11 vaccins sont obligatoires (diphtérie, tétanos et poliomyélite (DTP), Coqueluche, Infections invasives à haemophilus influenzae de type b, Hépatite B, Infections invasives à pneumocoque, Méningocoque de sérogroupe C, rougeole, oreillons et rubéole), soit 8 vaccins de plus qu’avant. " Le nombre de vaccins obligatoires a augmenté parce que la couverture vaccinale n’est plus suffisante pour certaines maladies », précise Valérie Briend Godet. 

Qu’est-ce que la couverture vaccinale ?

La couverture vaccinale, c’est le pourcentage de la population qui est vaccinée contre une maladie. Pour Valérie Briend Godet, c’est essentiel : « La protection collective est l’enjeu majeur de la vaccination. En se faisant vacciner, on protège les plus faibles. Plus il y a de personnes vaccinées, plus la tranche de population protégée est importante, même les personnes qui ne sont pas vaccinées ou qui ne peuvent pas l’être comme les nourrissons, les femmes enceintes ou certaines personnes fragiles ou malades."

"En se faisant vacciner, on protège les plus faibles. »

Qu’est-ce que le calendrier vaccinal ?

Le calendrier vaccinal donne des informations sur les vaccinations et le rythme des injections en fonction de votre âge ou de l’âge de votre enfant. Le calendrier vaccinal donne également des recommandations pour les personnes présentant des risques importants du fait de leur état de santé ou d’une exposition plus forte. Il est actualisé chaque année par le ministère en charge de la santé.

Où se faire vacciner ?

Vous pouvez vous faire vacciner ou faire vacciner votre enfant :

  • Chez un médecin libéral.
  • Dans un centre de vaccinations (essentiellement destinés aux personnes précaires et éloignées des soins).
  • Dans un centre de la Protection maternelle et infantile (PMI) pour les enfants jusqu’à 6 ans.
  • Chez un infirmier libéral ou une infirmière libérale, avec l’ordonnance du médecin.
  • Chez une sage-femme pour les femmes dans le cadre du suivi gynécologique et de contraception, la future maman, la femme venant d’accoucher, le nourrisson et son entourage (pour certains vaccins).
  • Dans une pharmacie pour la grippe.
  • Dans un centre de vaccinations internationales habilité pour les vaccinations obligatoires ou recommandées pour les voyages à l’étranger.
  • Au service de médecine du travail (pour certains vaccins).
  • Dans un service universitaire de médecine préventive et de promotion de la santé (SUMPPS) (pour certains vaccins).
  • Dans un Centre gratuit d’information de dépistage et de diagnostic (CeGIDD), un centre de planification familiale, un centre d’examens de santé (pour certains vaccins).

De la peur et des interrogations

Élodie vit à La Montagne. Elle est maman de deux enfants, Gabin 6 ans et Louise 2 ans. Si elle est pour la vaccination, elle reconnaît avoir eu des doutes et des interrogations, mais aussi un peu peur. "Je me souviens avoir été très angoissée pour mon fils. Ça fait vraiment peur, surtout lorsque c’est son premier enfant, de le voir se faire piquer et injecter des trucs dans le corps. Il m’arrive de pleurer quand un de mes enfants reçoit une piqûre. C’est dur de voir leur regard plein d’incompréhension face à la douleur ". Élodie s’est finalement laissée guider par son médecin traitant en qui elle a confiance et ce malgré des réactions parfois violentes de ses enfants : "Louise réagit beaucoup aux vaccins, notamment avec de fortes poussées de fièvre".

"Il m’arrive de pleurer quand un de mes enfants reçoit une piqûre. C’est dur de voir leur regard plein d’incompréhension face à la douleur".

"Pour Louise, je me suis posée plus de questions. Ce qui m’a posé problème, ce n’est pas le principe de vaccination, mais plus le manque d’informations et de transparence de la part de l’industrie pharmaceutique". Encore une fois, c’est son médecin traitant qui l’a rassurée. "Il a répondu point par point à mes questions et il fait très attention. Par exemple, il préfère qu’ils aient un peu de retard pour un rappel de vaccin plutôt que de vacciner un de nos enfants lorsqu’il est malade". 

Papillomavirus : ne pas négliger le vaccin

La vaccination contre les infections à Papillomavirus humains (HPV) est recommandée pour toutes les jeunes filles de 11 à 14 ans. Les infections à Papillomavirus humains (HPV) sont très fréquentes et se transmettent lors des contacts sexuels. 2 ou 3 injections sont nécessaires en fonction du vaccin utilisé et de l’âge. Par ailleurs, dans le cadre du rattrapage vaccinal, la vaccination est recommandée pour les jeunes filles et jeunes femmes entre 15 et 19 ans.  Environ 8 femmes sur 10 sont exposées à ces virus au cours de leur vie. Dans 60% des cas, l’infection a lieu au début de la vie sexuelle.

Risque de cancer

Les papillomavirus, sont des virus très communs qui infectent notamment la peau et les muqueuses. Ils peuvent entraîner la formation de tumeurs bénignes, de lésions  ou de certains types de cancers. En France métropolitaine, le cancer du col de l’utérus représente la 12e cause de mortalité par cancer chez la femme. 2 920 nouveaux cas ont été recensés en 2018 et 1 117 décès (source : Santé Publique France). Le virus touche aussi les hommes. Il est également responsable de cancers du pénis ou de la bouche. Certains pays ont fait le choix de vacciner tous les adolescents, quel que soit leur sexe (filles et garçons). 

Quelques chiffres sur la vaccination

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